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E172 OXYDE DE FER - HYDROXYDE DE FER


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Fiche INFO du 09/08/2018

QUOI?
C'est un colorant alimentaire dérivé de l'oxydation du fer pouvant se trouver sous diverses couleurs ainsi dénommées: E172(i) oxyde de fer jaune, E172(ii) oxyde de fer rouge et E172(iii) oxyde de fer noir. Il est compatible avec une alimentation halal, casher ou végétarienne.

OU?
Dans le domaine alimentaire il est utilisé dans certaines boissons, confiseries, biscuits, chewing-gums, crèmes glacées et dans l'enveloppe de charcuterie (saucisse de Francfort, par exemple).

Il est également employé dans les domaines pharmaceutique (médicaments) et cosmétique (CI77491, CI77492, et CI77499). Il sert à enrober les gélules et les comprimés. On le trouve par exemple dans certaines crèmes solaires.
On le trouve aussi dans des peintures, certains revêtements et bétons colorés.

PLUS D'INFOS:
Ce minéral naturel est aujourd'hui fabriqué industriellement et est employé pour la coloration de surface. Dans le domaine alimentaire, il est synthétisé à partir de sulfate ferreux.
Le CIRC (Centre International de Recherches sur le Cancer) ne le juge pas nocif mais trop peu d'études ont été faites.

Par ailleurs, le E172 est actuellement controversé car il est produit sous forme de nanoparticules. L'étiquetage des "nanos" dans l'alimentation, bien que théoriquement obligatoire depuis décembre 2014, n'est toujours pas appliqué à ce jour (article 18, alinéa 3 : "tous les ingrédients qui se présentent sous forme de nanomatériaux manufacturés sont indiqués clairement dans la liste des ingrédients. Le nom de l'ingrédient est suivi du mot "nano" entre crochets"). Des études suggèrent que les nanoparticules traversent la barrière intestinale et se retrouvent dans différents organes (foie, reins, cœur, cerveau) sans que l’on en connaisse les risques réels. En 2014, dans son étude sur les nanomatériaux, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pointait du doigt les risques suite aux résultats obtenus sur les études menées chez l'animal: « des retards de croissance, des anomalies ou malformations dans le développement ou la reproduction chez des espèces modèles, des effets génotoxiques et de cancérogenèse de certains nanomatériaux, des effets sur le système nerveux central, des réactions d’hypersensibilité et d’allergie.»
La DJA (dose journalière autorisée) est de 0,5 mg/kg de poids corporel.

CONCLUSION:
Sujet à controverse, il peut être considéré comme suspect et par précaution il vaut mieux en EVITER la consommation.

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